It’s only rock’n’roll !

Mick, Keith, Brian et les autres en version originale. Les Stones comme vous ne les avez jamais vus.

La galerie PHOTO HOUSE à Bruxelles présente : The Rolling Stones
Les clichés grand cru du plus grand groupe du monde
Une expo exceptionnelle, littéralement iconographique du 22 septembre au 31 décembre 2017 – 96B rue Blaes, 1000 Bruxelles. Tél +32 2 502 12 29

Contacts presse : Viviane Vandeninden – viviane.vandeninden@klach.be – 0472/31.55.37
Interview de David Swaelens Kane, le 21 septembre, sur demande

Mick Jagger, Brian Jones, Keith Richards, Charlie Watts, Bill Wyman dans leurs golden years. La galerie PHOTO HOUSE à Bruxelles fait un zoom majeur sur les artistes hors format qui ont immortalisé le band mythique dans les années 60 et 70.
Le groupe qui incarna les Swinging Sixties et les Seventies « glitter » s’en est détaché avec panache pour rebondir de décennie en décennie. S’inscrivant dans la foulée au Panthéon des légendes irréductibles. Alive and well.
Les Stones, c’est l’histoire du rock et l’histoire tout court.
Des gros plans de l’inénarrable Jagger en frontman lippu et de Keith Richards en bad boy attendrissant aux clichés de groupe backstage ou en privé, une série de photos originales, jamais vues en Belgique, racontent cette grande histoire.

PHOTO HOUSE présente les tirages limités de cinq géants du portrait rock et du portrait tout court (Terry O’Neill, Gered Mankowitz, Michael Cooper, Dominique Lamblin, Bob Gruen). Plusieurs dizaines de clichés des Stones vont être exposées dans la galerie, au cœur des Marolles à Bruxelles, du … septembre au… décembre 2017. Ces œuvres racontent les tranches de vie de quelques générations. Elles ont la texture, le relief et la valeur inestimable de la légende gravée dans le marbre.
David Swaelens-Kane, le boss flamboyant de PHOTO HOUSE, qui dirige notamment les magazines PHOTO et PLAYBOY, est un businessman créatif, amateur de rock et de lifestyle pointu. La photo, l’art moderne, les Stones et Bowie font partie de ses folies.
Parmi les grands crus de son choix, des clichés de Terry O’Neill ou Gered Mankowitz, avec lesquels PHOTO HOUSE entretient des relations privilégiées et collabore depuis plusieurs années, les photos ébouriffantes de Michael Cooper, décédé en 1973, et tant d’autres.

Michael Cooper

Keith Richards en tenue d’Indien frangée, accroupi devant des rochers (“Geronimo at dawn, Joshua Tree National Park, California, 1969”); les visages post-adolescents de Keith et Mick en gros plan, ou en gamins faussement arrogants autour d’une pub pour le lait; les Stones vus d’en haut, avec chemises à jabot et maquillages tribaux; Mick et Marianne en tenue baroque, étalés sur des coussins de velours; Keith torse nu négligemment allongé au bord d’une piscine dans un hôtel-club; Keith et Anita Pallenberg en mode familial…
Les photos de Michael Cooper sont foisonnantes, leur décor est dense. Sa vision de la scène artistique du Londres des années 60 a donné au pop art américain de nouveaux accents british. Cooper a commencé sa carrière au magazine Vogue, qu’il a rapidement abandonné pour voyager, son Nikon F à l’épaule. Il est l’auteur d’une cover culte, celle de “Their Satanic Majesties Request”, l’album des Stones sorti en 67. Shootée aux studios Mount Vernon, dans le New Jersey en septembre de la même année, la photo est également présente à l’exposition PHOTO HOUSE.
Il fixe sur pellicule une pléiade de géants comme Andy Warhol, Eric Clapton, Francis Bacon, René Magritte, Jean Dubuffet, Peter Blake, David Hockney, William Burroughs, Jean Genet, Cecil Beaton, Allen Ginsberg…
Cooper est mort en 1973. Il avait 32 ans. Keith Richards, John Lennon et Marianne Faithfull n’ont pas tari d’éloges à l’égard du “poète de la lentille”.

Terry O’Neill

Sur la photo “The Rolling Stones outside St George’s Church, London, 1964”, de Terry O’Neill, les cinq garçons, dont Brian Jones, arborent des vestes sobres. Charlie Watts est cravaté, Jagger affiche la mine boudeuse et le regard flou des jours déchirés.
Sur “Studio Donmar 1963”, de Terry O’Neill toujours, on voit le groupe en absolute beginners dans une petite rue londonienne. Manteau sombre et valise à la main, ils passent incognito près d’une charette de maraîcher.
O’Neill symbolise lui aussi ce sacro-saint Swinging London du début des Sixties. Il commence à travailler au Daily Sketch, un tabloïd britannique. Après ses fameux clichés des Beatles aux studios d’enregistrement d’Abbey Road en 63, il se spécialise dans les groupes de rock émergents. Parmi ceux-ci, les Stones, que la presse de l’époque ne trouve pas suffisamment attractifs, ou lisses. Terry O’Neill propose alors de publier une photo des Stones (“Tin Pan Alley, London, 1963”) face aux très convenable ‘The Dave Clark Five’, titrant son article : “La Belle et la Bête”. Son sens de la dérision et sa vision caustique des choses fait un carton. Il rencontre ensuite Andrew Oldham, le manager des Stones, et suit le groupe en tournée.
Terry O’Neill travaillera avec une longue série de stars qu’il achève d’iconifier. Des James Bond girls à la chaîne (il suivra 007 pendant un demi-siècle) à l’immense Amy Winehouse, en passant par Elizabeth Taylor, Harrison Ford ou le Britishissime Michael Caine.

Gered Mankowitz

Un portrait de groupe pris dans le parc de Primrose Hill à Londres (“Behind the buttons, Primerose Hill, London, 1966”) montre les Stones dans un flou aux contours contemporains. Les lunettes de Keith Richards, les moues des garçons, leur posture et leur coupe de cheveux ont inspiré des hordes de bands britpop et revivalistes de tout poil. Sur une autre photo,”Mike and Aston London 66”, Jagger, mortel dandy en pantalon à revers et cravate XL, pose assis devant son Aston Martin.
Les clichés de Gered Mankowitz sont typés et intemporels à la fois. Ils ont quelque chose d’éternel. Le photographe est le fils aîné de Wolf Mankowitz, écrivain, dramaturge et scénariste britannique, et de son épouse Ann, psychothérapeute jungienne.
Après avoir oeuvré dans la mode, il se lance dans l’expérience studio avec la crème du show-biz. Il rencontre Marianne Faithfull qui vient de faire un carton avec “As Tears Go By”. Elle lui présente son manager et producteur Andrew Loog Oldham. Celui-ci demande à Mankowitz de photographier les Stones dont il gère aussi la carrière. On est en 1965 et le parcours de Mankowitz prend un sérieux virage.
Le photographe travaillera dans ces années soixante pour d’autres artistes comme Jimi Hendrix, dont il fera des portraits historiques, les Yardbirds, les Small Faces et Soft Machine, dans les Seventies pour Gary Glitter, Slade, Suzi Quatro, Sweet, Elton John, Eurythmics, Duran Duran, Kate Bush, ABC et des cohortes d’autres noms. Il passera plusieurs mois en Sardaigne pour  photographier Elizabeth Taylor et Richard Burton sur le tournage de “Boom”, de Joseph Losey (1968).
En 1984, il publie un livre baptisé “Satisfaction”, dans lequel il rassemble des clichés des Stones. Il y aura aussi “Mason’s Yard to Primrose Hill. The Rolling Stones 1965-67”, une autre compilation du groupe, d’autres livres encore et plusieurs expos sur ce thème.
Il photographie également des groupes plus récents dont les très roots Oasis, Verve, Kula Shaker, The Hives ou Snow Patrol. Il expose beaucoup et collabore régulièrement au Sunday Times Magazine. Ses acheteurs comptent des personnalités comme le styliste américain Tommy Hilfiger. Gered Mankowitz vit aujourd’hui dans les Cornouailles, enseigne au University College de Falmouth, nourrit ses archives et suit ses projets de près.

Dominique Lamblin

“Getting High” ou “Stretching” à Montreux en 1972, “Angie” à Londres en 73, “Au Hilton de Munich en 74”… Les photos de Dominique Lamblin reflètent les tournées, le backstage, les vraies coulisses d’un groupe de rock.
Celui qui a été considéré des années durant comme la “nounou” des Stones a sorti en 2016 un livre, “Satisfaction, comment j’ai survécu à 40 années avec les Rolling Stones” (Larousse).
Témoin privilégié de leurs aventures démentes, il met un point d’honneur à rappeler que le groupe de légende ne peut être réduit à ses propres clichés. Sexe, drogue et rock’n’roll, le poncif a vécu.
Lamblin a côtoyé aussi au fil de sa carrière Neil Young, Led Zeppelin, Rod Stewart, Donna Summer, Giorgio Moroder, Sparks, Stephen Stills, Michel Polnareff, Michel Berger, Véronique Sanson, The Eagles, Fleetwood Mac, Ten Years After…

Bob Gruen

Mick Jagger on stage à New York en 72, en justaucorps moulant et décolleté plongeant, bouche charnue ouverte sur le monde; les Stones sur scène encore, Mick en première ligne devant un phallus géant; Jagger toujours avec John Lennon et Yoko Ono au clavier dans un studio… Les oeuvres de Bob Gruen se situent dans l’action. Il a immortalisé les monuments, John Lennon, Elvis, Madonna, Johnny Rotten, Bob Marley, Tina Turner, Debbie Harry…
Peu après le déménagement de Lennon à New York en 1971, Gruen devient le photographe personnel et l’ami de John et Yoko. Il est l’auteur de clichés iconiques de Lennon en 74. Vêtu d’un t-shirt New York City, ce dernier prend la pose en faisant le signe de la paix devant la Statue de la Liberté.
Dans les années 70 Gruen fait des photos backstage et suit en tournée des groupes de l’ère punk dont des précurseurs comme les New York Dolls ou le Patti Smith Group. Et aussi les Ramones, les Clash, les Sex Pistols. Sa photo de Sid Vicious avec un hot-dog sera achetée par la National Portrait Gallery de Londres en 1999.
En 1989, année de la chute du mur de Berlin, il suit le périple épique en Russie du « Moscow Music Peace Festival », avec quelques poids-lourds de la scène metal comme Ozzy Osbourne, Mötley Crüe et Bon Jovi. Il suivra aussi les tournées de Green Day, ACDC ou les Strypes.
En 2011, Don Letts, le musicien et réalisateur britannique, ami des Clash fait un film intitulé « Rock & Roll Exposed – The Photography of Bob Gruen ». Il y recueille les propos d’Iggy Pop, de Debbie Harry, de Yoko Ono, d’Alice Cooper et d’autres. (Moult expos ont été consacrées au travail de Gruen à travers le monde dont l’une, en 2013, au Fort Napoléon d’Ostende.)